Doctrine : A.D.I.


Bo zongisa Biloko ya bana Nzambe

 

LA PENSÉE MULALU


Tout le sens du combat d’Eric MULALU se consolide à partir de l’histoire cachée de l'usage de l'uranium de Shinkolobwe lors de la seconde guerre mondiale… Une histoire usurpée à notre peuple. Et qui n'a valu aucune forme de reconnaissance aux congolais ni en dimension politique, ni en numéraire, ni même en estime personnelle...

Voilà pourquoi en 2010, notre Président s'est rendu en Amérique y revendiquer les droits et la place du Congo ! 

Son but, comprenons-nous bien, n'est nullement de faire l'apologie de nuisances résultant du précieux minerai d'uranium aujourd'hui définitivement démontrées. 
Mais de dire en toute légitimité : Quelle part pour le Congo ? 

Questionnant simultanément le crédit, le legs historique manquant dans l'histoire des congolais, il veut qu'on lui dise pourquoi, alors qu'évoqué par les Présidents Kasa-vubu, Mobutu, LD Kabila, l'apport du Congo dans la conception des premières ADM nucléaires de l'histoire, ne figure, de façon circonstanciée, dans aucun manuel scolaire, ni pour en plébisciter l'issue, ni pour la déplorer ? 

Comment pourrait – le pragmatisme – ne pas nettement prendre le dessus sur la notion purement subjective, d'épouvante, couramment exprimée par la bienpensante société occidentale ? Laquelle sait s'émouvoir lorsqu'il faut commémorer les victimes de la shoah, celle d'Hiroshima et Nagasaki, mais n'a jamais un seul mot pour rendre hommage au CENTAINE de millier de congolais tués dans les mines d'exploitation d'uranium à Shinkolobwe... sans parler de ceux qui, armés du fusil, ont donné de leur vie sur le théâtre des opérations aux cotés des alliés.

C'est là qu'il lui est apparu clairement qu'il y a un droit à revendiquer que seule, d'une part, l'ignorance de ce droit nous empêche d'exercer. Et d'autre part, une souveraineté liée à ce droit et cette indépendance qu'il nous faut affirmer, faute de quoi, nous demeurons les figurants d'un environnement organisé pour nous soumettre, nous priver de discernement et de libre arbitre, nous aliéner.

Lorsqu'on a ainsi pris conscience des obstacles occasionnés par notre aliénation, il faut déclencher une Action ad hoc dont la noblesse va consister à nous libérer de la prison des idées reçues confrontant chaque africain à cette implacable vérité.

OUI, ALIENATION du latin ALIENUS = ETRANGER

ALIENATION selon Larousse est synonyme de dépossession de l'individu, de la perte de son être essentiel, de ses forces, de son bien, de ses droits au profit d'un aliénus, d'un étranger...

Peut-on franchement contester ce postulat en ce qui concerne notre continent ? Il suffit du déni !

Inhibés sous un déluge d'ALIENATION par moult mécanismes de domination orchestrés pour assujettir l'Afrique depuis sa découverte à nos jours, il faut, à notre tour penser des mécanismes de DESALIENATION par la maitrise de la géopolitique, pour se libérer des chaines de domestication et asseoir de solides politiques anti-expansionnistes, des mécanismes de déprogrammation pour déjouer le process du néocolonialisme et penser des stratégies de reconquêtes. 

C'est pourquoi notre Président veut inviter l'Afrique, s'agissant de la pensée MULALU, à surmonter les stéréotypes et les clichés,

Car meme si celle-ci est un hybride inspiré et construit autour de modèles et de courants de pensée, mélangeant Marx, Dunant, Kimbangu, Nkrumah, Ahmed Ben Bella, Gamal Abdel Nasser, Mandela, Ben Barka, Ahmed Sékou Touré, Diop, Malcolm X, Lumumba, frantz fanon, Guevara, Luther King, Sankara, la pensée MULALU se démarque par son diagnostic et le remède qui lui est affecté : L'ADI, et tout particulièrement son « I », L'INALIENATION. Laquelle se forge et se cristallise autour des articles « deuxième et dernier » de la déclaration universelle des droits de l'homme de 1789

Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.

Art. 17 et dernier. La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

C'est là que la Vision MULALU, celle d'un panafricanisme agissant, va prendre la suite de nos ainés, et ne surtout pas s'évanouir entre les pages froides d'un ouvrage, mais utiliser les lois et les armes non-létales du toubab pour consolider les maillages et emmener à l'étage au-dessus, le vieux projet d'une léthargie dont il faut s'émanciper, d'un mauvais sort qu'il est urgent de briser. Face à l'écrasante expansion de l'establishment, n'y a-t-il pas un impératif besoin d'autodétermination continentale que seul un sot pourrait nous nier ?

Africains, conjuguons ensemble "Souverainisme, Réformisme et Révolution sociopolitique"... écrivons une nouvelle ligne idéologique,

Disons tous en choeur ADI...

L'ADI c'est la colonne vertébrale du combattant moderne.

L'ADI, schéma initiatique, est concomitamment un état d'esprit. Lequel refuse catégoriquement - non pas de s'affronter soi dans le miroir – mais de perpétuer par nos comportements, la faiblesse, l'échec, la servitude. 

L'ADI c'est l'Adaptation comportementale au calibre des défis et au gabarit des enjeux ; pour ne pas s'enliser dans les sables mouvants des épiphénomènes mais rester focus et cibler de façon chirurgicale le phénomène dans toute sa quintessence.

L'ADI c'est la promesse, la ferme résolution de se lever pour se battre et la prédisposition de gagner nos combats.

l'A.D.I. c'est le patriotisme qui consacre l'affirmation de l'indépendance et la souveraineté de l'Afrique.

L'ADI c'est le désinhibiteur, l'antidote contre tout mécanisme générateur d'exclusions programmées en amont.

L'ADI c'est le processus d'harmonisation de nos projets brouillons, de nos stratégies dispersées pour annihiler les ostracismes visant à empecher l'émergence d'un pays, voire d'un continent pour mieux en exploiter les ressources.

L'ADI c'est la rampe de lancement pour franchir les digues et juguler les dichotomies et les discordes, qu'engendre, entre africains, l'impérialisme.

L'ADI c'est le processus de transmutation d'un noyau de l'atome D'URANIUM qui va délicatement fusionner avec le neutron d'un autre atome d'uranium pour former ensemble une MASSE nouvelle, UN NOYAU COSTAUD pour s'imprégner de toutes les facultés du redoutable PLUTONIUM. Galvanisé, l'africain se connait mieux, prend de l'assurance, cultive un amour profond pour sa personne, son patrimoine, sa patrie, son frère africain.

L'ADI, c'est la revendication légitime en réparation d'innombrables dommages subis par un peuple grand, courageux et brave qui, meme assujettit, force le respect pour avoir été de toutes les batailles consistant à protéger de la destruction, l'heritage commun de l'humanité.

L'ADI, ALIENATION, DESALIENATIOIN, INALIENATION, c'est l'objectif fondamental d'une Afrique qui engage le combat, tombe, se relève, se bat encore jusqu'à arracher le respect de ses pairs, mais ce n'est certainement pas LE PROJET d'un peuple qui a renoncé, le projet d'une Afrique désabusée ; laquelle, sans meme s'etre vaillamment battue, s'est avouée vaincu et demeure à jamais à genoux.

Ingeta 

 

 

Peace & Love

©Copyright 6/7/2010

 

 

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